Stratégie Nationale et
Plan d'Action pour la Micro finance
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Aperçu d'organigramme du Projet PIFD/GTZ
Mr. Ballo Moussa Secrétaire du Projet FIPD/GTZ |
A – Les objectifs de la stratégie nationale
L’objectif premier de la stratégie nationale est d’améliorer l’accès au marché financier de proximité, des populations les plus nécessiteuses, à travers le développement d’institutions de microfinance adaptées. Un objectif réaliste selon les prévisions des SFD serait de passer de 160.000 clients ou membres en 1996 à 560.000 clients ou membres dans les 5 ans à venir. En second lieu, l’amélioration de la couverture géographique du pays doit faire l’objet d’une politique concertée, dynamique et incitative de l’Etat et des bailleurs de fonds. Enfin, l’Etat doit procéder à son désengagement en tant qu’opérateur technique. En revanche il peut conserver un rôle en tant que bailleur ou garant en faveur des SFD.
Afin de s’assurer de la pérennité des systèmes, ces derniers doivent assurer la couverture de leurs charges par leurs recettes, après une phase initiale de mise en place. Des services financiers adaptés aux besoins des bénéficiaires doivent être développés dans la mesure où ils ont un impact significatif sur les revenus. La recherche d’un cadre juridique approprié doit être une priorité pour permettre à tous les systèmes, mutualistes ou non mutualistes, d’exercer leurs activités tout en protégeant les épargnants. L’appropriation des systèmes par leurs membres doit rester une priorité, notamment dans le cas des systèmes autogérés. Les SFD se doivent de servir les populations les plus défavorisées.
De nombreux systèmes financiers comptent encore sur des ressources extérieures pour octroyer des crédits. La mobilisation de l’épargne locale doit faire l’objet d’une politique très active pour limiter la dépendance vis-à-vis des bailleurs de fonds. Cette politique s’attachera à développer de nouveaux produits d’épargne et à diversifier les produits d’épargne existants.
Les SFD ont octroyé 5 milliards de francs CFA de crédit en 1996, principalement à court terme. Pour atteindre le niveau prévu en 2001 de 35 milliards de francs CFA, il est indispensable de trouver de nouveaux produits, tout en s’assurant d’une maîtrise technique suffisante. En se basant sur le rythme moyen de progression de crédits entre 1996 et 2001, le niveau de l’encours des crédits pourrait atteindre les 50 milliards de FCFA en 2005.
Pour atteindre cet objectif, les liens existants tissés entre la micro finance et le secteur bancaire devront être consolidés, notamment par le biais de refinancement suffisants actuellement effectués principalement par la BNDA à hauteur de 1,4 milliards de francs CFA, en 1996.
Les volumes financiers traités par ces systèmes vont augmenter fortement dans les années à venir et en conséquence le recours à la mobilisation de l’épargne. Afin de sécuriser ces dépôts, une surveillance efficace est indispensable. Les moyens nécessaires pour rendre fonctionnels le suivi et le contrôle de ce secteur en croissance doivent donc être mis à la disposition du Ministère des Finances, responsable de la surveillance des SFD.
Cette croissance impose un dialogue permanent entre tous les intervenants : Gouvernement, promoteurs, bailleurs de fonds, BCEAO et banques pour rendre performants les investissements réalisés dans ce secteur.
La loi PARMEC ( Projet d’Appui à la Réglementation sur les Mutuelles d’Épargne et de Crédit ) a défini pour la première fois un cadre légal reconnu par tous. Portant réglementation des systèmes mutualistes, son adoption a constitué un pas important dans la création d’un environnement favorable pour les systèmes à caractère mutualiste comme les coopératives d’épargne et de crédit. Pour d’autres formes, comme les caisses villageoises d’épargne et de crédit autogérées ou les systèmes de crédit solidaire, seule une autorisation provisoire d’exercice est prévue sous la forme d’une convention avec le Ministère des Finances. Cette convention, d’une durée de cinq ans, est une solution transitoire en attendant la mise en place d’une loi à caractère régional. B – Les axes de développement Pour atteindre ces objectifs et répondre aux différentes problématiques évoquées ci-dessus , sont retenus des axes structurants, pour créer un environnement favorable à l’émergence et à la consolidation de SFD professionnels et pérennes, et des axes opérationnels permettant leur croissance et leur viabilité en appuyant leurs propres stratégies et leurs plans de développement. Les actions spécifiques définies s’inscriront dans ce cadre.
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