
Durant ces premières activités communes, une concertation entre dix associations d'artisans avait abouti à la création de la "Fédération des Artisans du District de Bamako (FAD)" qui comprenait non seulement les associations d'artisans de cinq communes de Bamako mais aussi des associations des Régions de Kayes, Koulikoro, Sikasso, Ségou, Mopti, Tombouctou, Gao et Kidal.
Des contacts avec d'autres associations se sont poursuivis, notamment avec le syndicat des tailleurs (les tailleurs de Sikasso, de Mopti et de Kayes), les artisans d'art de la Maison des artisans de Bamako et l'AMAPRO.
Ainsi, en 1989/1990, 19 associations s'entendent sur les démarches
pour une concertation nationale : la "Fédération des Artisans
du Mali (FAM)" fut créée.
Vu le nombre restreint des membres, une sensibilisation auprès d'autres
associations fut engagée, notamment à l'occasion des rencontres
et séminaires sur le secteur et autres questions telles que :
· la formulation d'un code de l'artisanat;
· la création des chambres de métiers;
· la réglementation de la loi des finances (concertation pour
un impôt synthétique);
· le code des marchés publics (non-accès des artisans
aux appels d'offres);
· la formation des apprentis;
· la question sur la sécurité sociale des artisans.
Vu la nécessite d'une concertation entre les associations d'artisans pour une démarche efficace auprès des structures officielles, finalement 39 associations se retrouvèrent en 1992 en assemblée statutaire de la "Fédération Nationale des Artisans du Mali (FNAM)". Les statuts furent adoptés et un Bureau Exécutif fut élu par vote à bulletin secret. Le Bureau assure la direction de la Fédération entre deux Assemblées Générales. Aujourd'hui, la FNAM représente 663 associations de base pour un effectif de 28609 artisans de différentes régions du pays.